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Avenir

26 Jul 2010
Evariste Ateba Essono : Il a embrassé la soudure à 16 ans

L'homme recommande aux chercheurs d'emploi d'explorer ce créneau porteur.

Né le 04 février 1954 à Nlong, dans l'arrondissement d'Okola, Evariste Essono s'est lancé dans la soudure à l'âge de 16ans. C'est après la mort de son papa que le jeune homme s'est décidé de quitter le village pour la recherche d'un emploi. Installé dans la ville de Yaoundé, il va refuser de suivre des formations telles que la maçonnerie, la conduite des engins, et va solliciter la soudure où il suivra un apprentissage pendant trois années. Au terme de sa formation, il est recruté dans une société dirigée par les Français, et y a exercé pendant onze années, avant d'être indépendant jusqu'à nos jours.
Après l'apprentissage de la soudure en 1970, Evariste Essono décidé de fonder une famille en 1976. Aujourd'hui, il est père de 7 enfants dont 5 filles et 2 garçons, et tous ces enfants sont scolarisés grâce à son métier. Malgré quelques difficultés, notamment les coûts minables que des clients lui proposent, toutes choses qui ne sont pas comparables à ceux de l'achat des fers. Il relève par ailleurs que la soudure est un métier porteur, vu les réalisations qu'il a fait dans sa vie : il a réussi à scolariser ses 7 enfants, qui aujourd'hui sont tous au niveau du secondaire.

Projets
Il subvient aux besoins de ses enfants grâce aux revenus qu'il tire de son métier. Ainsi, grâce à la soudure, Evariste Essono est propriétaire d'une grande maison à Nlong, son village natal. Il a enfin investit dans le domaine de l'agriculture.
Néanmoins, il n'envisage pas abandonner la soudure «une fois installé au village dès la fin de l'année, je vais ouvrir un atelier de soudure qui pourrait aider les jeunes du village à se former. Aussi, cet atelier me permettra d'entretenir les matériaux que j'utiliserai pour l'agriculture», a t-il déclaré. Cependant, ayant grandi et vieilli dans la soudure, Evariste Essono maîtrise tous ses contours et pense que c'est un métier porteur qui est encore négligé au Cameroun. Par conséquent, il demande aux jeunes de l'apprendre, car il y aura nécessité d'une main d'œuvre en soudure avec les grands projets industriels et miniers annoncés au Cameroun.

Josiane Afom (stagiaire)

   
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